Un discours paternaliste de Cocteau à propos de Raymond Radiguet

Cliquez sur la Vidéo

C'est par l'intermédiaire de cette vidéo, trouvée sur internet, que nous constatons réellement les sentiments qu'avait Cocteau envers Radiguet. La mort de ce jeune homme le 12 décembre 2923 (à 20 ans) de la typhoïde  est, rappelons-le, un des plus grands bouleversements dans la vie de Jean Cocteau. C'est un choc. Nous supposons que sa prise d'opium est du à cette mort précoce et qui plus est brutale. 

Dans cette vidéo, Cocteau nous parle d'une relation ambiguë avec Radiguet. Il le prend comme un maître, comme un fils. Cette contradiction semble l'allumer d'une passion intense, encore sur la vidéo. Officiellement, il témoigne de son amitié avec Raymond Radiguet, mais en l'écoutant bien, nous nous rendons compte que leur relation est beaucoup plus ardente. Jean  raconte des péripéties vécues avec Raymond qui les font encore rire en ajoutant "Ce qui est magnifique." Tout à coup, lorsqu'il parle du décès de son ami, son ton est plus doux, mélancolique, nostalgique. On raconte qu'ils ont été amants.

"Il [Raymond Radiguet] est devenu célèbre bien que mort à 20 ans de la typhoïde, ce qui a été pour moi une perte absolument terrible : c'était comme mon fils."

"C'était un mauvais élève qui se sauvait par le fenêtre pour ne pas finir ses devoirs."

"C'est très compliqué d'expliquer les mécanismes de Radiguet, qui était vraiment une grande usine de cristal et qui l'alimentait d'alcool, de beaucoup d'alcool... Et quand il a eu la typhoïde, c'est comme si on avait mis une allumette dans le l'essence ou dans une meule de foin."

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site