Contexte historique des années folles.

Les années folles dans la capitale française.

( Cette image est une reproduction de la première de couverture du livre Les années vingt écrit par Frédéric Monier en 1999.)

Introduction tirée du livre Les années vingt, écrit par Frédéric Monier.

" Après la Première Guerre mondiale, la France, victorieuse et meurtrie, a pronfondément changé, propulsée, pour ainsi dire, d'un monde à un autre. Si la rupture est irrémédiable, si destructions et boulversements sont trop étendus pour que leur importance soit sous-estimée, le conflit, cet  "accélérateur de l'histoire" ( Robert Frank et René Girault ), a également servi de catalyseur à des évolutions amorcées au début du siècle, ces années 1900-1914 que l'on commence à désigner sous le nom flatteur de " Belle Epoque ". Ainsi, la croissance économique des années 1924-1929, allant de pair avec un effort de modernisation industrielle, s'inscrit-elle dans un processus de plus longue haleine qui débute aux alentours de 1905.

Pourtant, que la guerre ait brutalement interrompu le fil d'évolutions antérieures ou qu'elle les ait, à l'inverse, précipitées, un fait massif demeure, celui du changement. Celui-ci, les contemporains n'en ont pas toujours, et pour cause, une conscience claire, nette et immédiate, surtout lorsqu'il s'agit d'appréhender les modifications structurelles induites par le conflit, sans doute le plus meurtrier que la France ait connu. De cette prise de conscience [...], en tout cas plus tardive, on a effectivement de nombreux exemples. [...]

Bien entendu, ce décalage dans le temps, entre la réalité, nouvelle, de l'après-guerre et la prise de conscience qu'elle suscite, n'est pas vrai pour tous les contemporains. Le degré de lucidité, de chacun est éminement variable. Malgré tout, l'impression d'ensemble, [...], a atteint la société française, sans que celle-ci ose se l'avouer encore. Cet aveu, seules des minorités porteuses d'un projet empli de radicale nouveauté, tels les premiers communistes français, osent tout d'abord le faire, à des fins de critique, souvent virulente, de l'ordre établi, dont la faillite aurait été prouvait par la guerre. [...]

Admettre une telle influence de la Grande Guerre sur la société ne suffit pas, on s'en doute, pour comprendre la France des années vingt. D'autres facteurs interviennent progressivement, et donnent à la période son allure particulière et sa tonalité spécifique. Loin des clichés sur les "années folles", les années vingt témoignent d'une recherche, souvent inquiète, de la modernité, autant que d'une aspiration à l'ordre et à la stabilité dans un monde désormais boulversé.

Cet " esprit des années vingt "  se résume par cette courte période d'une dizaine d'années, de la vistoire à la crise, suscite, à nouveau, l'intérêt des historiens. "

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